LES RAISONS DE BLESSURES CHEZ L’AGENT PRIVÉ DE SÉCURITÉ !

Mis à jour : août 31

COMMENT L'AGENT PRIVÉ DE SÉCURITÉ PEUT-IL SURVIVRE PÉNALEMENT ?


Quelles sont les raisons de blessures chez l'agent privé de sécurité est une question qui mérite d'être posée autant qu'elle mérite qu'on tente d'y répondre.


DE NOS JOURS, LE CERVEAU EST L’ARME LA PLUS IMPORTANTE DE L’AGENT PRIVÉ DE SÉCURITÉ

Voici quelques raisons :

  • La méconnaissance ou la non maîtrise des articles de loi, du cadre juridique de l'intervention des agents privés de sécurité.

  • Le manque de communication ou absence de technique de communication.

  • Le manque de préparation.

  • Absence de techniques d'approche.

  • L'excès de confiance ou manque de confiance.

  • La candeur ou l’innocence, l’ignorance, agent trop candide, l'ingénuité.

  • Réagir trop vite, ne pas réfléchir avant d'agir.

  • L'excès de confiance, être trop sûr de soi.

  • Ne pas savoir se protéger, ignorer comment se protéger d'une attaque soudaine.

  • manque de réalisme.

1 - Cadre juridique de l'intervention des acteurs de la sécurité privée

L'agent de sécurité doit connaître et maîtriser le cadre juridique de son métier

notamment les articles entrant dans la procédure pénale pour survivre pénalement : Il doit viser trois grands objectifs principaux :

Rentrer vivant à la maison, ne pas aller en prison et garder son travail.


Article 73 du CPP : le droit d'appréhension (confère l'article sur le droit d'appréhension)


Article 53 du CPP : crime flagrant-délit flagrant : les différentes circonstances qualifiées de délit flagrant comme l'individu pris la main dans le sac, qui présente des traces et indices qui laissent supposés qu'il a participé au crime ou au délit, poursuivi par la clameur publique ou bien dans un temps voisin de l'action l'individu est découvert en possession de l'objet....etc...


Article 55 du CPP : Traces et Indices . Dans les lieux où un crime a été commis, il est interdit, sous peine de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe, à toute personne non habilitée, de modifier avant les premières opérations de l'enquête judiciaire l'état des lieux et d'y effectuer des prélèvements quelconques.

Toutefois, exception est faite lorsque ces modifications ou ces prélèvements sont commandés par les exigences de la sécurité ou de la salubrité publique, ou par les soins à donner aux victimes.

Cette dernière partie est importante car la plupart des agents disent ne pas avoir le droit de toucher un couteau lors d'une attaque par exemple. Vous pourrez saisir ce couteau en prenant certaines mesures pour supprimer le danger dans les cas cités dans ce texte.


article 803 du CPP : l'entrave.

L'article 803 du code de procédure pénale (loi du 4 janvier 1993 portant réforme de la procédure pénale) dispose que « nul ne peut être soumis au port des menottes que s'il est considéré comme dangereux pour autrui ou pour lui-même, ou susceptible de vouloir prendre la fuite ».

NB : Dans ces deux hypothèses, toutes mesures utiles doivent être prises, dans les conditions compatibles avec les exigences de sécurité, pour éviter qu'une personne menottée ou entravée soit photographiée ou fasse l'objet d'un enregistrement audiovisuel.


Cet article essentiel vient en aide dans bien des circonstances aux agents privés de sécurité mais sa méconnaissance fait qu'ils se sentent démunis devant certaines situations parfois simples à gérer.


article 122-5 du Code Pénal : la légitime défense (comprendre les notions de légitime défense notamment la nécessité quand on sait que la plupart des gens ne parlent que de la proportionnalité.) Pour qu'il y ait légitime défense, il faut un acte d'agression suivi d'un acte de défense.

Acte d'agression : Actuel, Injustifié, Réel

Acte de défense : Nécessaire, Simultané, Proportionné.

La première chose à retenir dans l'acte de défense est la nécessité.

Il faut toutefois retenir que la légitime défense est une présomption simple laissé à l'appréciation du juge. Il n’y a donc pas de présomption irréfragable. Pas de permis de tuer.


L'article 122-7 du code pénal : l'état de nécessité: (travailler à la maîtrise de cet article). Par nécessité, vous allez palper une personne qui menace de vous planter un couteau en salle d'appréhension par exemple. Par nécessité, vous allez entraver une personne qui se cogne la tête contre un mur en salle d'appréhension en utilisant la force nécessaire au but recherché. Si vous êtes trois à maîtriser un seul individu, vous devez adapter vos forces. N'oubliez pas que vos trois forces réunies seront nettement supérieures à celle de l'individu en question.

Par nécessité, vous allez vous saisir d'autorité d’une arme qu’elle soit de nature ou par destination qu’un individu brandit ou présentant un danger pour vous ou les tiers.


2 - Le manque de communication ou l'absence de technique de communication met clairement en danger l'agent privé de sécurité.

La communication se structure de la façon suivante :

1-L'accueil

2-La communication

3-La négociation

4-L'injoction

Premièrement l'agent de sécurité doit se présenter.

NB: Plusieurs agents m'ont déjà fait la réflexion suivante : Pourquoi je dois me présenter alors que la personne voit bien que je suis l'agent de sécurité. Ce à quoi j'aime répondre de cette manière : le Policier se présente toujours alors que tout le monde voit qu'il est Policier. De même, les Gendarmes se présentent. Cela devrait être le cas des agents privés de sécurité. Se présenter (Bonjour, je suis l'agent de sécurité du magasin...) suscite l'intérêt de la personne qui a envie d'entendre ce que vous avez à lui dire. La présentation calme la voix, fait baisser le ton, la personne ne se sent pas agressée.

La communication permet d'expliquer ce que vous avez à dire, retient aussi l'attention et permet de répondre aux questions de l'autre.

Lors d'une appréhension par exemple, l'injonction sera utilisé en dernier recours. Après la présentation donc l'accueil, la communication, je vais user de la négociation avant d'en arriver à

l'injonction qui consiste à demander à la personne de me suivre.

3 - Le manque de préparation, préparation tactique

La préparation doit agir comme une méthode : préparation physique, mentale et situationnelle.

La préparation tactique : son but est de travailler des solutions adaptées pour un résultat voulu face à l'adversaire par l'analyse et le traitement des informations.

Entre collègues, nous ne discutons pas toujours des différents cas rencontrés sur site pour mettre en place des stratégies de gestion de crise. Nous n'utilisons pas toujours le RETEX pour apprendre des situations.

Entre collègues, de temps en temps, on doit créer des scénarios et tenter d'y apporter des réponses les plus réalistes possibles.

4 - Absence de techniques d'approche.

Lors d'une appréhension par exemple, l'agent se met en danger en étant trop proche de l'individu. Tenir compte de la distance de sécurité pour se préserver d'une attaque soudaine. Toujours opter pour la triangulation simple ou double lors des interventions. Apprendre à travailler ensemble. Apprendre quelques techniques d’auto défense.

5 - L'excès de confiance

Être trop sûr de soi peut s'avérer nuisible. L'excès de confiance empêche parfois de réfléchir avant d'agir. Ce qui est vraiment dommageable dans bien des cas.

6 - La candeur ou agent trop candide (innocent)

Être trop innocent amène l'agent à courir inutilement le danger, à faire confiance aveuglément. Cela empêche également l’individu à se poser certaines questions de fonds, de sécurité. Tout s’apprend et vous devez apprendre à acquérir ces qualités au quotidien

7 - Réaction trop rapide

Réfléchir avant d'agir. Ne pas courir inutilement au danger. Respirer, se poser les bonnes questions. Réfléchir au but recherché avant de s’engager.

8 - Savoir se protéger

Se prémunir d'une attaque soudaine en gardant une distance de sécurité. Éviter de rentrer dans la zone de contact physique du protagoniste. Être en dehors d'un coup d'arrêt c à d garder une distance suffisante à un tel point que l'adversaire en tendant le bras ne doit pas vous toucher.

9 - Le manque de réalisme

L'agent de sécurité doit en effet se montrer réaliste. Il est parfois préférable de privilégier la dissuasion à l'appréhension surtout quand on est seul. On intervient que sur quelque chose de dûment identifiée.

Et bien d'autres raisons...


Travailler chaque jour à vous améliorer pour devenir meilleur dans votre domaine. Tout s’apprend. Personne ne devient meilleur en faisant les mêmes erreurs. On doit apprendre de ses erreurs.







RETEXKAIZEN : Analyser pour rendre meilleur

https://www.retex.online/

E-mail : retex.kaizen.formations@gmail.com

 

Tél : 06 51 79 67 26

  • Facebook
  • Instagram
  • Twitter

©2020 par RETEX-KAIZEN.